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    <title><![CDATA[Le blog de Baptiste Peyron]]></title>
    <link>http://baptistepeyron.over-blog.com/</link>
    <description>Un blog sur le cinéma en tout genre.</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sat, 21 Feb 2009 10:52:02 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 21 Feb 2009 10:52:02 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010, NC NC</copyright>            <category>Cinéma / TV</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[The Invasion : rien à signaler]]></title>
        <link>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-7208114.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Bonne nuit les petits<br></strong><br>
    Pas une bombe, ni un navet.&nbsp;Pas un bon film, ni un mauvais film. Même pas bof-bof. Inutile d'essayer de juger <span style="font-style: italic;">The Invasion</span> en se basant&nbsp; sur des
    critères classiques et manichéens.<br>
    <br>
    Comment dire ? On reste de marbre devant cette histoire - mainte fois contée au cinéma - d'extra-terrestres infiltrant sournoisement l'espèce humaine. Dans cet environnement hostile, on n'éprouve
    aucun plaisir particulier à voir évoluer cette créature de rêve qu'est Nicole Kidman ; sur qui repose tous les espoirs. Daniel Craig est insipide. Les scènes d'action sont rares. Les frissons
    inexistants. Le montage, répétitif, exploite inlassablement les mêmes ficelles pendant une heure trente. Le film se termine, et là on se dit : "Ah, ça y est, c'est déjà fini ?"<br>
    <br>
    Et pourtant, impossible de dire : "Mais c'est naze ce film !" Pourquoi ? C'est un sentiment quasi inexplicable. A moins que... Ce rythme un peu lancinant... cette impression d'avoir vu des images
    défiler sans que l'on retienne quoi que ce soit... ces visages inexpressifs...</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/2171465212_1_.jpg" height="333" class="CtreTexte"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong><em>Nicole Kidman passe une nuit blanche. Nous, on s'endort...</em></strong></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Vous y êtes ? <em>The Invasion</em>&nbsp;a en lui quelque chose&nbsp;de <em>Balko</em>, du <em>Clown</em> ou
    de <em>Derrick</em>, séries&nbsp;dotées de ce savant soporifisme dont nos voisins teutons ont le secret.&nbsp;Impossible de les rater, notre beau service public&nbsp;en est abondamment
    approvisionné. (Souvent, on zappe, mais comme les programmes de TF1 et M6 ne sont pas invariablement plus intelligents, on revient automatiquement dessus.)<br>
    <br>
    C'est assez étrange : le réalisateur allemand Oliver Hirschbiegel nous avait habitué à un cinéma plus habité, plus pêchu, plus émotionnel (hollywoodien ?)&nbsp;avec&nbsp;<em>L'Expérience</em> et
    <em>La Chute</em>. Des productions&nbsp;outre-Rhin paradoxalement moins "allemandes" que le très efficace somnifère qu'est&nbsp;<em>The Invasion</em>.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Rematez plutôt le <em>Body Snatchers</em> (1993) du génial Abel Ferrara (<em>The Invasion</em> est le remake
    de <em>Body Snatchers</em> qui était le remake de...). Tss, tss... Franchement, remaker 13 ans plus tard, est-ce bien sérieux ? Tout cela en dit long sur l'inventivité des scénaristes
    hollywoodiens actuels. Pauvre cinéma !</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">PS : (<em>Attention spoiler</em>) Avez-vous noté la subtilité (ha ha !) de cette myse en abyme ? Dans le
    film, les humains contaminés ne doivent pas s'endormir, faute de quoi ils se transforment en extra-terrestres. Ainsi, pendant quatre-vingt-dix minutes Nicole Kidman&nbsp;se bat pour ne&nbsp;pas
    piquer de l'oeil...&nbsp;à l'instar du spectateur luttant&nbsp;tant bien que mal&nbsp;contre&nbsp;un&nbsp;chloroforme qui ne dit pas son nom.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Euh.../6</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 24 Oct 2007 13:45:00 +0200</pubDate>        <guid >http://baptistepeyron.over-blog.com/article-7208114.html</guid>
                <category>Des films trop stylés (ou pas)</category>        <comments>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-7208114-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[28 semaines plus tard : la déception]]></title>
        <link>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-7157123.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Un verre à moitié vide</strong></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Donner un&nbsp;petit frère&nbsp;à&nbsp;<em>28 jours plus tard</em> :&nbsp;le défi était de taille.
    Souvenez-vous de ce film brillant, violent, sans concession qui réinventa totalement le concept de survie dans une&nbsp;Grande-Bretagne ravagée par une&nbsp;rage transformant&nbsp;les Brits en
    créatures féroces. Au four et au moulin, le génial et incompris Danny Boyle (accompagné de son scénariste fétiche Alex Garland). Vous savez, Danny Boyle, réalisateur dont la simple évocation au
    cours d'une discussion entre potes engendre toujours cette réaction en chaîne&nbsp;: "<em>Trainspotting</em>&nbsp;? waw, trop cool ce film, surtout quand le bébé y marche au plafond, <em>La
    Plage</em> ? oh, la, la, trop nul ce film, c'est vraiment un truc pour djeuns débile !" Pathétique. Enfin bref.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Disons d'emblée que Juan Carlos Fresnadillo, réal du très trippant <em>Intacto</em> n'a pas su gérer jusqu'au
    bout un film qui a pourtant le mérite de super bien commencer. L'insoutenable&nbsp;chapitre d'ouverture, idéalement filmé - caméra à l'épaule au plus près d'un groupe de survivants -,
    pose&nbsp;cash une question cruciale, existentielle&nbsp;: jusqu'où est-on prêt à aller pour sauver la vie des gens qu'on aime, sans mettre en danger la sienne ? La scène&nbsp;est troublante,
    car&nbsp;l'identification avec Don, le héros - un lâche -, est automatique. Avec effroi, on se dit qu'on aurait peut-être agi pareil, qu'on aurait fui...</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">28 semaines plus tard, le virus est maîtrisé.&nbsp;Londres se repeuple peu à peu. Don (campé par un Robert
    Carlyle nickel) a survécu. Le poids de la culpabilité le ronge, le mensonge transpire dans chacune de ses expressions... On était venu pour voir des zombies et de la survie, et on se surprend à
    vouloir que ce drame intimiste supplante la trame principale. Bouleversante est la séquence qui place Don face à sa propre culpabilité. <em>So far, so good</em>...</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><img width="480" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/28_semaines_plus_tard_3.jpg" height=
    "319" class="CtreTexte"></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Don (Robert Carlyle) fuit pour sauver sa vie et pas celle des
    autres</span></span></em></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Paradoxalement - à moins que ceci n'explique cela - c'est au moment où le virus réapparaît - on ne dira pas
    comment - que le film&nbsp;perd tout son&nbsp;intérêt : en trente secondes l'émotion tombe à plat, et les enjeux qui donnaient corps à l'histoire disparaissent. <em>What the
    fuck</em>&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Le scénario frise alors la disparition pure et simple et utilise la grosse&nbsp;ficelle du "code rouge" :
    les-méchants-militaires-perdant-le-contrôle-de-la-situation-dézinguent-tout-le-monde-y-compris-les-non-contaminés. Waw, quelle originalité ! Dire que certains critiques bien-pensants en arrivent
    à écrire que&nbsp;la&nbsp;partie militaire&nbsp;est magistralement gérée par Fresnadillo, y voyant même une métaphore de la guerre en Irak ! Mais&nbsp;qu'ils&nbsp;cessent de voir des métaphores
    partout !!!</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Scénaristiquement&nbsp;parlant, le "code rouge"&nbsp;ne tient pas la route&nbsp;: l'armée n'est sans doute
    pas une entité brillant par sa subtilité, mais aucun état-major ne prendrait la stupide décision de buter tout le monde sans réfléchir. C'est juste primaire, à peine digne d'un téléfilm du
    dimanche aprèm. Dans <em>28 jours</em>, les militaires n'étaient pas jugés par Boyle : la survie avait juste pris le dessus sur leur part d'humanité. En deux mots, ils étaient devenus des bêtes
    sauvages, un peu comme les contaminés : c'est ce qu'on appelle une correspondance scénaristique, et ça démontrait toute l'intelligence du scénario.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><em><img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/28_semaines_plus_tard.jpg" class="CtreTexte"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Le
    gentil sergent, un raccourci archi déjà vu...</span></span></em></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Clairement<em>, 28 semaines</em> est scindé en deux parties bien distinctes (drame intimiste/répression
    militaire) à l'instar de son prestigieux aîné <em>28 jours</em>. Mais&nbsp;contrairement à Fresnadillo, Boyle&nbsp;a parfaitement su&nbsp;faire le pont entre les deux.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Dans sa seconde partie,&nbsp;donc, Fresnadillo pête son câble : intrusion de scènes&nbsp;gore totalement
    hors-sujet, intervention du gentil sergent&nbsp; (on notera que c'est toujours un sergent) - certes campé par un très attachant Jeremy Renner. Et, félonie suprême, la soporifique scène du métro -
    même pas digne d'un mauvais Fort-Boyard - qui affecte&nbsp;de façon irréversible&nbsp;le rythme du film. Le climax est expédié vite fait mal fait - l'émotion a disparu des bobines depuis déjà
    trop longtemps. Le&nbsp;métrage ose même un twist final ridicule, filmé à l'arrache,&nbsp;qui pourrait bien flinguer la franchise... Rien à voir avec la fin de son prédécesseur, un trésor
    d'ambiguïté dans son genre.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em>28 semaines</em> demeurera un grand moment de frustration. Zapper le concept de survie et le remplacer
    par la culpabilité permettait, subtilement,&nbsp;de ne pas faire doublon avec le premier volet. Il aurait sans doute fallu tenir le filon jusqu'au bout. Mais Fresnadillo a&nbsp;abandonné son
    bébé&nbsp;au milieu&nbsp;du parcours. Comme un lâche.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>3/6</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 03 Oct 2007 13:29:00 +0200</pubDate>        <guid >http://baptistepeyron.over-blog.com/article-7157123.html</guid>
                <category>Des films trop stylés (ou pas)</category>        <comments>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-7157123-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Temps des gitans : excellent Kusturica]]></title>
        <link>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-6854483.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Un&nbsp;voyage initiatique qui sonne juste</strong></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Ne ratez pas l'occasion de voir l'un des meilleurs Kusturica sur grand écran ! <em>Le Temps des gitans</em>
    (1988) est&nbsp;rediffusé actuellement au&nbsp;Champo (dans le 5e arrondissement de Paris). Un vaste fourre-tout baroque, inclassable et clairement immoral, comme souvent chez le réalisateur
    d'<em>Underground</em>. C'est l'histoire d'un orphelin slovène et tzigane, Perhan (Davor Dujmovic, trop stylé), élevé par une grand-mère guérisseuse, Baba. Il voudrait épouser la belle Azra, mais
    sa harpie de mère le rejette comme un mauvais parti. Grâce au&nbsp;nabab du coin, il aura l'opportunité de devenir quelqu'un, et, par la même occasion, de sauver sa soeur infirme. Mais son
    innocence résistera-t-elle&nbsp;à l'usure du grand banditisme ?</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><em><img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/image_32218214_1_-1.jpg" height="200" class="CtreTexte"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;">Azra et Perhan, la fin de l'innocence</span></span></em></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Poétique (l'incroyable scène des radeaux sur le fleuve !), mélancolique (la prostitution et la misère qu'elle
    entraîne), hors-catégorie et déroutant&nbsp;(des éléments fantastiques savamment distillés)&nbsp;: les adjectifs sont nombreux pour définir <em>Le Temps des gitans</em>. Cela étant dû à la
    capacité - rare - de Kusturica de faire des films incroyablement riches&nbsp;mais - encore plus rare - très cohérents. Ici, la drôlerie&nbsp;et le drame s'embrassent sans couac. Et, sur le fond,
    des thèmes comme la pauvreté, le racisme et la prostitution sont abordés avec simplicité et sans aucune lourdeur. Comme tout film réussi, on reconnaît la signature de l'auteur, mais on ne voit
    pas le trait. Le réalisateur s'efface et l'émotion passe.&nbsp;Indiscutablement le meilleur film jamais fait sur les gitans.&nbsp;Quand bien même&nbsp;on n'en aurait vu aucun autre.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>5/6</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 Jun 2007 12:07:00 +0200</pubDate>        <guid >http://baptistepeyron.over-blog.com/article-6854483.html</guid>
                <category>Des films trop stylés (ou pas)</category>        <comments>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-6854483-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[En territoire ennemi : la baston, c'est très bon]]></title>
        <link>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-6475214.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>C'est de bonne guerre</strong></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Il y a des films qu'on mate juste pour le plaisir des sens, en se foutant royalement du
    texte/contexte/sous-texte.&nbsp;<em>En territoire ennemi</em>&nbsp;fait partie de cette catégorie. Un film de guerre où la réfléxion point rarement, où les clichés surgissent régulièrement,
    certes, mais où les scènes stylées abondent massivement.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">The plot : Burnett et Stackhouse, deux pilotes de la Navy, sont envoyés dans une zone démilitarisée de
    l'ex-Yougoslavie. Simple mission de routine, en fait, qui consiste à photographier le sol. Par hasard, les officiers survolent un charnier humain. Des militaires serbes, craignant que l'existence
    des charniers soit révélée, abattent leur avion en plein vol. Au sol, les représailles continuent. Et c'est une longue et périlleuse chasse à l'homme qui commence pour Chris Burnett (Owen Wilson)
    dans la cambrousse yougoslave...&nbsp;Premier constat : à&nbsp;l'évidence, l'intrigue&nbsp;ne tient pas debout. Qui oserait en effet attaquer un Superhornet ricain au risque de déclencher une
    crise&nbsp;internationale majeure&nbsp;? Et qui oserait violer la souveraineté d'une nation étrangère juste pour récupérer un pauv' soldat égaré ? (Quoique...)</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Mais tout ça, au fond, on s'en fout. La seule question philosophique qui mérite d'être posée, c'est : "Est-ce
    qu'on va voir de la bonne baston ?" Et la réponse est "oui, plutôt". Oubliez <em>Top Gun</em> (ha, ha !)&nbsp;et toutes les scènes d'avions de chasse&nbsp;pourries précédemment filmées pour le
    cinéma. D'habitude, c'est ridicule, objectivement&nbsp;soporifique et&nbsp;réservé aux&nbsp;seuls fans d'aviation.&nbsp;Ici, pourtant,&nbsp;l'attaque du Superhornet décoiffe littéralement.
    Nerveuse, ingénieusement rythmée, elle donne le ton du film, blindé à la testostérone.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><em><img width="400" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/enemy_1_-1.jpg" height="265" class="CtreTexte"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "FONT-SIZE: 10pt">Owen Wilson en mode bien vénère</span></span></em></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Dans le rôle de la proie, le choix d'Owen Wilson - le pote de Ben Stiller ! - pouvait surprendre, mais il
    ajoute incontestablement une plus-value au film du clippeur&nbsp;John Moore (qu'on ne soupçonnera jamais d'être le fils caché de Kubrick et Spielberg). Son personnage
    dégage&nbsp;paradoxalement&nbsp;une évidente impuissance (il n'a jamais vécu de combats réels) et une force latente (matérialisée par&nbsp;une farcouche volonté de survie) qui provoquent presque
    naturellement l'empathie.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Par moments, la réfléxion point en filigrane au détour de situations tendues, comme lors de la scène des
    charniers. Parfois, en revanche, c'est carrément idiot : le seul "bon" Serbe est bien sûr élevé à la culture US, parle bien anglais, drinks Coca Cola,&nbsp;et&nbsp;connaît par coeur&nbsp;Ice
    Cube&nbsp;(!). Par conséquent, il est forcément du bon côté, courageux et&nbsp;intelligent...</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Heureusement, les scènes de fight&nbsp;reprennent vite le dessus. Au programme, il y a la séquence des mines
    sauteuses, vraiment assurée sur tous les plans ; celle du tir d'obus de char, filmée de façon inédite ; une confrontation sèche et&nbsp;sans concession&nbsp;face&nbsp;à un <em>bad guy</em> bien
    teigneux. Au final, on fait face à un film de sous-genre qui&nbsp;ne&nbsp;plane pas&nbsp;bien haut, mais on prend quand même son pied. Parce que <em>Behind enemy lines</em> ose, avec beaucoup de
    sincérité, être un pur film d'action au premier degré.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>2/6</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 24 Apr 2007 12:44:00 +0200</pubDate>        <guid >http://baptistepeyron.over-blog.com/article-6475214.html</guid>
                <category>Des films trop stylés (ou pas)</category>        <comments>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-6475214-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les meilleurs albums du monde]]></title>
        <link>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-6038933.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">L'album CD : une espèce en voie de dispararition</span></span></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">C'est d'abord l'expression d'un regret. Aujourd'hui, on télécharge en masse les musiques qu'on adore. On aura
    beau dire ce qu'on voudra, retourner le problème dans tous les sens ou chercher des vieilles excuses, le fait est là : la généralisation du downloading tue à petit feu l'industrie musicale (il
    faut comprendre les majors&nbsp;ET les artistes). Mais pas seulement.&nbsp;Avec le téléchargement, on est en train d'assister à la mort lente d'un support qui, de façon extraordinaire, réalise la
    synthèse de compositions&nbsp;<em>a priori</em>&nbsp;hétérogènes : l'album. Parce qu'une chanson, arrachée de ce&nbsp;sein maternel, de cette&nbsp;structure cohérente qu'est l'album, perd une
    partie de sa quintessence.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Mais attention, l'album ne doit pas penser, dans sa lente agonie, que le downloading est à l'origine de tous
    ses maux ! Comment reprocher à Untel de télécharger un morceau d'un album, si, l'ayant écouté en totalité chez un disquaire, il juge que les autres chansons sont nazes ?&nbsp;Car artistes et
    majors ont trop souvent recours à la formule : album = un tube + dix chansons pourries (pour un disque comprenant onze titres, donc).</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">C'est beaucoup trop facile, et c'est d'autant moins excusable que de nombreux artistes se tuent à la tâche
    pour nous offrir des albums parfaits du début à la fin,&nbsp;ou presque. En voici une liste, non exhaustive. Est-il nécessaire de préciser qu'elle est êxtremement subjective (le mot le plus vide
    de sens de la langue française, tant il confine au pléonasme paroxystique) ? Une chose est sûre : les types qui ont créé ces albums ne se foutent pas de la gueule du monde.
    Objectivement.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Daft Punk / Discovery</span></span></strong>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/discovery_cover_1_.jpg" height="294" style="width: 162px; height: 150px;" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Quand on l'écoute, c'est un peu comme dans un rêve. On repense à des soirées d'été. Chez des amis, en boîte
    de nuit, autour d'un feu sur une plage. Peu importe. L'émotion pointe, peu à peu, le bout de son nez. On frissonne. On a la larme à l'oeil. On est transporté, par&nbsp;les saccades&nbsp;de
    <em>Harder Better Faster Stronger</em>, par le tournoiement de <em>Crescendolls</em> ;&nbsp;on est ému, par la&nbsp;profondeur de <em>Digital Love</em>, par la nostalgie de <em>Something About
    Us</em>. <em>Discovery</em> : Un chef d'oeuvre d'une densité et d'une limpidité&nbsp;rarement atteintes, qui confine à coup sûr&nbsp;à l'Universel - à quand une statue ?&nbsp;C'est tellement
    fluide qu'on a l'impression d'entendre une seule chanson. Sans faute de goût, ni fausse note.&nbsp;L'archétype de l'album parfait. (Voir&nbsp;à ce propos le sublime&nbsp;<em>Interstella
    5555</em>, l'animé qui marie parfaitement la musique de Daft Punk à l'esthétique de Leiji Matsumoto, le créateur d'<em>Albator</em>.)</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">VAST / Visual Audio Sensory Theatre</span></span></strong>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="200" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/65_1_.jpg" height="200" style="width: 160px; height: 152px;" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Un jour, vous avez peut-être vu au cinéma la bande-annonce française&nbsp;de <em>La Plage</em>. Une musique
    assez singulière accompagnait les images du film - excellent au demeurant. Vous l'avez peut-être entendue sur une radio rock, aussi. Elle s'intitulait <em>Touched</em>, et c'était le morceau
    tubesque du premier album de Vast, un groupe - ou plutôt un homme, un Californien répondant au doux nom de Jon Crosby, sachant manier tous les instruments&nbsp;- qui sort vraiment, mais alors
    vraiment de l'ordinaire. Mêlant les influences les plus diverses - Joy Division, The Cure, sonorités orientales, chants grégoriens (!) - Vast prend aux tripes grâce à un mélange accrobatique de
    rock alternatif, musique industrielle, new-age, classique transcendés par la voix profonde (<em>Flames</em>) et envoûtante (<em>You</em>) de Jon Crosby. Onze chansons parfaites en tout point,
    d'une densité qui invite à les réécouter en boucle&nbsp;pour les redécouvrir inlassablement sous un jour nouveau.&nbsp;Les mots ne suffiront jamais à transmettre l'impact émotionnel de cette
    expérience quasi mystique. Un must-have.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">PS : <em>Music For People</em> (plus axé new-age) et <em>Nude</em> (influences orientales et asiatiques plus
    présentes) ont suivi de près ce magnifique album. On croit écouter les deuxième et troisième chapitres (magiques eux aussi) d'une même histoire, comme si le tout formait une seule et même
    chanson. Un chef d'oeuvre de cohérence.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">New Order / Get Ready</span></span></strong>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/24346_1_.jpg" height="300" style="width: 174px; height: 169px;" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">New Order, pour faire simple, c'est ce qu'est devenu Joy Division après&nbsp;le suicide du chanteur Ian
    Curtis en 1980. C'était déjà pas mal, mais en changeant de nom, le groupe mancunien a comme&nbsp;qui dirait&nbsp;customisé toutes ses qualités. C'est simple, cet album - <em>Get Ready</em>, donc
    - est un ovni. Et il porte bien son nom. Parce qu'une fois parti, ça ne s'arrête plus, c'est orgasmique, ça vous fait bondir avec joie dans la salle de bain dès potron-minet. A l'image de
    morceaux aux titres binaires vraiment percutants (<em>Vicious Streak</em>, <em>Close Range</em>, <em>Run Wild</em>), <em>Get Ready</em> s'impose comme une oeuvre d'une précision chirurgicale à la
    rythmique irréprochable, et&nbsp;démontre toute son audace via le survitaminé <em>Someone like you</em> et&nbsp;tout son&nbsp;peps avec le&nbsp;pétaradant <em>Primitive Notion</em>. Une virilité
    nuancée par le planant <em>Slow Jam</em>, où la voix nasillarde de Billy Corgan (l'ex chanteur des Smashing Pumpkins) fait écho à celle, précise et vaporeuse, de Bernard Sumner. Bref, des
    morceaux pop-rock géniaux, qui nécessitent bien sûr une trentaine d'écoutes pour en saisir la subtile ponctuation. Puissance, profondeur&nbsp;et pureté : c'est évident, New Order demeure la plus
    fascinante&nbsp;mécanique pop que le rock ait enfantée depuis les Beatles, Oasis et Radiohead, la sophistication technologique et la spontanéité rock en plus.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    &nbsp;<strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Rage Against The Machine</span></span></strong>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/ratm_1_.jpg" height="300" style="width: 170px; height: 163px;" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Aujourd'hui encore, Rage Against The Machine demeure la plus grande claque assénée à la planète rock en
    mariant intelligemment rap et hardrock. Créateur d'un véritable hymne à la rébellion dénoncant les crimes du gouvernement américain (<em>Know Your Enemy</em>, <em>Killing In The Name</em>), on
    aurait tort de réduire RATM à un groupe surfant artificiellement sur&nbsp;la vague djeuns contestataire (style Manu Chao) pour asseoir&nbsp;sa notoriété, à défaut de&nbsp;produire de la vraie
    musique. Car la réussite des Rage est avant tout due à un quatuor&nbsp;audacieux et stylé qui sort des sentiers battus : Zach de la Rocha, chanteur décomplexé, survolté, révolté. Talentueux au
    point de nous faire frissonner (<em>Settle For Nothing</em>), même quand il beugle des insanités&nbsp;(<em>Bombtrack</em>)&nbsp;; Tom Morello, le guitariste le plus révolutionnaire depuis
    Hendrix, qui, à l'écoute,&nbsp;a vraiment l'air de prendre son pied (<em>Fistful Of Steel</em>)&nbsp;; Tim C., le bassiste le plus groovy et le plus reconnaissable de la planète (<em>Township
    Rebellion</em>)&nbsp;et Brad Wilk, l'infatigable batteur (<em>Bullet&nbsp;In The Head</em>) qui n'a rien à envier&nbsp;à Lars Ulrich (Metallica). Rien à jeter dans cet album. Chaque piste, en
    plus d'être géniale, a sa part de singularité.&nbsp;De la colère, de l'excitation, de l'émotion. A chaque morceau, c'est un sentiment nouveau qui s'empare de nous. Le produit fini, à l'image du
    flow de l'éternel Zach de la Rocha, est unique.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Pink Floyd / The Dark Side Of The Moon</span></span></strong>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/actualites_decembre-2006_pink-floyd-dark-side-of-the-moon_1_.jpg" height="300" style="width: 186px; height: 168px;" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Trente&nbsp;millions d'exemplaires vendus. Soit le quatrième plus grand succès musical de tous les temps. Ce
    n'est assurément pas usurpé.&nbsp;<em>The Dark Side Of The Moon</em>, c'est un enchaînement de titres qui nous plongent littéralement dans une léthargie bienfaisante.&nbsp;<em>The Great Gig In
    The Sky</em> : une improvisation de Clare Torry sur un morceau préenregistré à qui le groupe avait donné pour seule indication : "Pense à la mort, à l'horreur et chante". Elle a présenté ses
    excuses en partant parce qu'elle pensait avoir mal chanté. Elle venait de donner naissance, en toute simplicité, au morceau le plus fou, le plus juste et le plus touchant du groupe. Fou, juste et
    touchant... Des adjectifs qui, au fond,&nbsp;peuvent se rapporter à toutes les&nbsp;pistes de l'album (<em>Breathe</em>, <em>Us and them</em>...). Sinon, il y a aussi <em>Any colour you
    like</em>, un&nbsp;psychotrope planant qui&nbsp;étire notre esprit à la façon d'un travelling compensé de caméra. Bref, une expérience inoubliable qui résonne dans l'encéphale jusqu'au bout de la
    vie. Tout simplement.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Voilà pour un top cinq mûrement pensé...</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Sinon, dans un top dix pourraient sûrement figurer :</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Michael Jackson / Thriller</span></span></strong>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/thriller-michael-jackson_1_.jpg" height="300" style="width: 172px; height: 157px;" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="center">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Un album absolument monstreux, parfait en tous points (au fait, pourquoi n'est-il pas dans le top cinq...).
    "The King of Pop", c'est bien trop peu. Michael, c'est sans doute le plus grand artiste que la Terre ait jamais portée.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">The Smashing Pumpkins / Mellon Collie and The Infinite Sadness</span></span></strong>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/375x375_1_.jpg" height="300" style="width: 160px; height: 148px;" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="center">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">La voix nasillarde de Billy Corgan demeurera à tout jamais inoubliable... Cela valait bien (oh que oui !) un
    double album.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Frou Frou / Let Go</span></span></strong>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/b00006exlq.01.lzzzzzzz_1_.jpg" height="298" style="width: 158px; height: 149px;" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="center">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Du Dido (c'est déjà vachement bien) en mille fois mieux ! Plus stimulant et optimiste, tu
    meurs.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Sigur Ros / Agaetis Byrjun</span></span></strong>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/agaetiscover-medium_1_.jpg" height="300" style="width: 154px; height: 151px;" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="center">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Des chants venus de nulle part et qui touchent vraiment très, très, très&nbsp;profond...</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Metallica / Master of Puppets</span></span></strong>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/metallica_-_master_of_puppets-front_1_.jpg" height="300" style="width: 160px; height: 154px;" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="center">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Du metal (ha ha) à l'état pur (hu hu) pour des morceaux d'une bravoure inégalable.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Nirvana / Unplugged in New York</span></span></strong>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="299" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/nirvana_mtv_unplugged_in_new_york_1_.png" height="297" style="width: 149px; height: 147px; border: #000000 solid;" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="center">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">On ne sait pas si on a déjà été aussi ému par un live... Kurt, tu es parti trop vite.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">The Goo Goo Dolls / Dizzy up the girl</span></span></strong>
  </p>
  <p align="center">
    <img width="298" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/b00000ag8k.01.lzzzzzzz_1_.jpg" height="300" style="width: 150px; height: 139px;" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="center">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Un diamant brut. Du rock porté par une Fender cristalline et une voix (John Reznik) incroyablement poétique
    et lyrique qui donnent des frissons.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Euh... ça fait plus de dix, là...</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 16 Mar 2007 19:26:00 +0100</pubDate>        <guid >http://baptistepeyron.over-blog.com/article-6038933.html</guid>
                <category>Un peu de zique...</category>        <comments>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-6038933-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Apocalypto : divertissant, et c'est bien suffisant]]></title>
        <link>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-5537643.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Mel Gibson a de l'énergie à revendre</strong></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">(Attention <em>spoilers</em>)</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">C'est devenu systématique : dès que Mel Gibson sort un film, c'est l'hallali. <em>Apocalypto</em>, son
    dernier film, n'était pas encore&nbsp;apparu sur nos écrans qu'il faisait déjà l'objet d'une cabale : des légions d'historiens&nbsp;couvés par des médias&nbsp;bien-pensants&nbsp;ont
    rivalisé&nbsp;de remarques stériles&nbsp;pour juger de sa véracité historique.&nbsp;Verdict des "experts"&nbsp;: <em>Apocalypto</em>, qui raconte l'histoire de la décadence des Mayas (ce
    n'est&nbsp;PAS DU TOUT&nbsp;le propos du film, nous y reviendrons), est bourré d'inexactitudes qui portent atteinte à&nbsp;la mémoire&nbsp;des descendants des peuples de la péninsule du Yucatan :
    brutalité exagérée et&nbsp;spiritualité négligée, voilà ce qu'on reproche à Mel Gibson. Mettons les choses au clair : de une,&nbsp;la meilleure façon&nbsp;de se cultiver&nbsp;sur l'ère
    post-classique maya, jusqu'à preuve du contraire, c'est encore de lire des livres qui traitent directement de la question (pousser le portail d'une bibliothèque ne requiert pas un effort
    surhumain). De deux, c'est un faux débat, car l'embellissement ou l'enlaidissment de la réalité est un droit inaliénable qu'on ne saurait&nbsp;soustraire au cinéma.&nbsp;Enfin, un film est
    d'abord fait pour di-ver-tir. On n'en attend pas plus (mais pas moins) de la part de Mel Gibson de toutes façons.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em>Apocalypto</em>, c'est&nbsp;donc un film d'aventure&nbsp;qui dépeint les péripéties de Patte de Jaguar -
    un Amérindien aux faux airs de Ronaldinho -&nbsp;dans un contexte de décadence maya (on peut affirmer que l'histoire se&nbsp;déroule en 1492...) qui demeure au final très secondaire. Chez Mel
    Gibson, contexte rime avec prétexte, et, comme toujours, l'action prévaut&nbsp;sur tout le reste. De ce côté,&nbsp;<em>Apocalypto</em> est globalement réussi. Globalement, parce que le film met
    tout de même un certain temps à trouver son rythme.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Ce n'est pas que les scènes d'exposition manquent de peps : montrer l'harmonie de la tribu&nbsp;de Rudy
    "Patte de Jaguar" Youngblood&nbsp;(comme cette partie de chasse au tapir dans la jungle mésoaméricaine qui se termine en franche rigolade)&nbsp;était une chose nécessaire. L'intrusion dans son
    village d'individus guidés par&nbsp;les plus&nbsp;mauvaises intentions n'en devenant que plus palpitante,&nbsp;au vu du&nbsp;chaos qu'elle génère.&nbsp;Le problème, c'est que&nbsp;l'énergie
    déployée par Mel Gibson à la réalisation&nbsp;est vite&nbsp;parasitée par la sempiternelle résurgence de&nbsp;sa vieille marotte :&nbsp;la religion. Avant&nbsp;d'être égorgé&nbsp;par le plus
    cruel des assaillants, le chef de la tribu, Ciel de Silex, lance à Patte de Jaguar : "N'aie pas peur mon fils." Soit un copier-coller de l'une des phrases les plus emblématiques du
    Christ.&nbsp;Vous avez dit&nbsp;prosélytisme ?&nbsp;Cette phrase trouvera toutefois sa justification filmique dans la deuxième partie du&nbsp;métrage (de loin la meilleure), quand le héros aura
    justement cessé d'avoir peur, pour le plus grand bonheur du spectateur (c'est qu'on commençait sérieusement à s'emmerder).</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><em><img width="434" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/apocalypto.jpg" height="289" class="CtreTexte"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;">Souffrance, servitude et&nbsp;sacrifices</span></span></em></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Passée cette petite déception, Mel Gibson&nbsp;enfile&nbsp;pour de bon&nbsp;le bleu de chauffe.&nbsp;Patte de
    Jaguar et les survivants de la bataille&nbsp;sont emmenés par les intrus victorieux vers une cité maya où ils&nbsp;seront sacrifiés. (On notera le manichéisme&nbsp;gibsonien qui met face à face
    le bon sauvage, qui vit paisiblement de la chasse dans la forêt, et le sauvage&nbsp;civilisé - bah oui, forcément perverti... -&nbsp;friand de massacres et de&nbsp;barbarie.) On découvre alors
    progressivement la cité via le&nbsp;point de vue des captifs (bien vu). Les décors, les costumes, criants de vérité, facilitent grandement le sentiment d'immersion.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Et là, première surprise :&nbsp;dans son extrême violence visuelle, <em>Apocalypto</em>&nbsp;demeure
    étrangement soft (sur une échelle gibsonienne bien entendu) dans sa représentation des sacrifices.&nbsp;Pas de gros plan&nbsp;du&nbsp;prêtre maya perforant&nbsp;les entrailles&nbsp;des victimes.
    Les décapitations sont filmées en plan large quand elles ne font pas tout simplement l'objet d'une ellipse. Au fond, la violence transparaît plutôt&nbsp;via la folie patente qui frappe les
    habitants de la cité, galvanisés par les prêtres mayas (pour la subtilité, on repassera), demandant toujours plus de sang pour apaiser&nbsp;un dieu qui a propagé une plaie mortelle dans la
    région. Magie du scénario : Patte de Jaguar sera sauvé in extremis grâce à l'intervention d'un <em>deus ex machina</em> inespéré (pompé sur les aventures de Tintin ?).</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><em><img width="359" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/apocalypto_2.jpg" height="400" class="CtreTexte"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;">Patte de Jaguar tente d'échapper à ses poursuivants</span></span></em></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Sérieusement blessé,&nbsp;Patte de Jaguar&nbsp;parvient à rejoindre la forêt et n'a plus qu'une idée&nbsp;en
    tête : retrouver femme et enfants. Enfin ! La chasse à l'homme est lancée, et le film commence pour de vrai. Mel Gibson se lâche et donne tout ce qu'il a :&nbsp;shots nerveux, ralentis
    hypertrophiés (mais super efficaces),&nbsp;brutalité visuelle&nbsp;et sonore de plus en plus marquée. Les poursuivants&nbsp;sont tour à tour massacrés par la faune qui apporte (indirectement ?)
    son aide au fugitif (on pense inévitablement au <em>Livre de la jungle</em>) ou impitoyablement fauchés par la rage décuplée de Patte de Jaguar,&nbsp;devenu une véritable bête sauvage, bien aidé
    par&nbsp;une flore qu'il connaît jusque dans ses moindres recoins. Le chasseur, maintenant, c'est lui. Qu'il soit camouflé (<em>Predator</em> et <em>Rambo</em>&nbsp;sont cités explicitement) ou à
    visage découvert (la scène de l'essaim de frelons est à tomber par terre),&nbsp;il ne laisse aucune chance à ses ennemis.&nbsp;Les bourrins tacticiens à l'affût se font rares ces temps-ci au
    cinéma, et pour tout dire, ça fait vraiment plaisir.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Certes, si on pose l'opération, la part réservée à la civilisation maya - notons tout de même que les
    personnages parlent en maya yucatèque, et&nbsp;non en anglais - est manifestement réduite à sa plus simple expression (le passsage dans la cité dure à peine vingt minutes). On
    regrettera&nbsp;également la&nbsp;beauferie de Mel Gibson, obnubilé qu'il est par les valeurs ricaines transcendentales (le père - Patte de Jaguar - qui doit défendre sa famille face aux dangers
    provenant de l'extérieur). Mais&nbsp;d'un autre côté, on notera&nbsp;que le héros, à la fin du film,&nbsp;ne pactisera pas avec le conquérant espagnol (le colonisateur, l'occidental, le Ricain,
    quoi, si on doit expliciter les symboles), et préférera se terrer dans sa&nbsp;"selva" qu'il chérit tant pour continuer à vivre une existence paisible. Connaissant&nbsp;l'énèrgumène Gibson,
    la&nbsp;surprise est de taille. Sur ce point-là, force est de&nbsp;reconnaître&nbsp;qu'il&nbsp;affiche une&nbsp;palette de nuances qu'on ne soupçonnait pas jusqu'ici.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>3/6</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 31 Jan 2007 19:33:00 +0100</pubDate>        <guid >http://baptistepeyron.over-blog.com/article-5537643.html</guid>
                <category>Des films trop stylés (ou pas)</category>        <comments>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-5537643-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[The Fountain : LE film de l'année 2006]]></title>
        <link>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-5437448.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Kubrick s'est réincarné</strong></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">(Attention <em>spoilers</em>)</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Quelque part sur Terre, de nos jours. Izzy (Rachel Weisz) est atteinte d'une tumeur maligne au cerveau. Son
    mari, Tommy Creo (Hugh Jackman), cancérologue&nbsp;génial mais&nbsp;incompris, cherche un traitement pour la sauver. Et se lance dans un projet fou : Trouver un remède contre la mort elle-même.
    Un remède qui pourrait bien être... l'Amour.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Cela vous fait rire ?&nbsp;Si vous attendiez&nbsp;de Darren Aronofsky un <em>Requiem for a dream</em> bis,
    passez votre chemin. Si vous&nbsp;pensez qu'un film qui parle d'amour au premier degré&nbsp;ne pourra que vous&nbsp;faire&nbsp;doucement rigoler&nbsp;(bref,&nbsp;si vous n'avez pas de coeur),
    passez votre chemin aussi.&nbsp;Parce que d'amour, <em>The Fountain</em> ne parle que de ça.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Et de mort, aussi (deux thèmes intimement liés). Izzy est&nbsp;en phase terminale.&nbsp;Elle perd ses
    sensations&nbsp;physiques. Pieds nus sur son balcon enneigé, contemplant une nébuleuse - un nuage de poussière entourant une étoile morte, annonçant la naissance de nouveaux astres&nbsp;-, elle
    ne ressent plus le froid. Pas plus que le chaud quand elle prend son bain. La vie la quitte peu à peu de l'intérieur. Un peu trop vite, même, pour lui laisser le temps&nbsp;d'écrire
    le&nbsp;dernier chapitre de son roman intitulé <em>The Fountain</em>, que Tommy lit par petits bouts : Menacée par un mal intérieur - l'Inquisition -&nbsp;qui sévit dans l'Espagne du XVIe siècle,
    la reine Isabelle la Catholique (Rachel Weisz, tiens, tiens...)&nbsp;confie une mission à Tomas, un conquistador (Hugh Jackman...)&nbsp;:&nbsp;Chercher et trouver en Nouvelle Espagne (l'actuel
    Guatemala)&nbsp;l'arbre de vie, dont la sève donne la vie éternelle. Tomas est en passe d'atteindre son but, mais,&nbsp;à la fin du chapitre 11, au sommet d'un temple maya, un prêtre lui assène
    un coup fatal... La première page du chapitre 12 est... vide.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">La&nbsp;signification métaphorique du livre est évidente : la reine, c'est Izzy, et l'Inquisition, c'est sa
    tumeur. Le conquistador, c'est Tommy, et l'arbre de vie, c'est le remède qu'il recherche pour la soigner. L'issue tragique du chapitre 11 est manifestement un message&nbsp;que Izzy adresse
    allégoriquement&nbsp;à Tommy, qui refuse de voir la réalité en face&nbsp;: de même que le conquistador a échoué dans sa quête,&nbsp;il échouera aussi dans la sienne... A ceci près que le douzième
    et dernier chapitre n'a pas encore été écrit. Et qu'il revient à Tommy de prendre la plume.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Mais il refuse. Parce&nbsp;que son amour est plus fort que&nbsp;la mort. Parce qu'il sait qu'il peut sauver
    sa femme.&nbsp;Pour qu'elle puisse elle-même mettre un point final à son histoire.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><em><img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/the_fountain_1.jpg" class="CtreTexte"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Hugh
    Jackman et Rachel Weisz. L'amour est éternel</span></span></em></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Dans un temps indéterminé, aux confins de la Voie lactée. Tom (Hugh&nbsp;Jackman) voyage avec un
    arbre&nbsp;dans une sphère&nbsp;qui se dirige vers&nbsp;la nébuleuse Shibalaba... Celle-là même qu'Izzy étudiait depuis son balcon avec son téléscope. Celle-là même qui apparaît dans son roman,
    et qui guide Tomas vers la pyramide qui cache l'arbre de vie.&nbsp;Une nébuleuse où les âmes des morts renaîtraient selon une légende maya. Non, il ne s'agit pas d'une scène de science-fiction
    greffée à cette belle histoire. Mais bien d'une représentation de l'univers mental, de la bulle&nbsp;dans laquelle s'est enfermé Tommy depuis que sa femme est tombée malade. Où cette fois-ci,
    c'est Shibalba le remède contre la maladie. "Don't worry, Iz, we're almost there" : C'est Tom qui s'adresse à l'arbre. Un arbre qui est en train de mourir. Il lui susurre : "You'll bloom" (tu
    renaîtras). Le tableau paraît surréaliste, mais&nbsp;la mise en scène d'Aronofsky&nbsp;justifie majestueusement cette bizarrerie en matérialisant les intéractions entre rêve et réalité : il faut
    voir le&nbsp;magnifique fondu enchaîné&nbsp;qui passe du monde fantasmé où Tom caresse tendrement l'écorce duveteuse de l'arbre - qui réagit à son contact -,&nbsp;au monde réel où Tommy
    caresse&nbsp;le bras&nbsp;d'Izzy. C'est fichtrement émotionnant.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Mais le&nbsp;destin tragique d'Izzy était déjà écrit en pointillés&nbsp;dans son livre&nbsp;: Tommy trouve le
    remède pour sauver Izzy (à base d'un échantillon d'écorce d'un arbre disparu d'Amérique centrale...), mais elle&nbsp;meurt avant qu'il ne lui soit administré. Son courage devant la mort ("I'm not
    affraid anymore") donne des frissons. Pourtant, même&nbsp;s'il sait&nbsp;que tout est perdu, Tommy multiplie les bouche-à-bouche et les massages cardiaques pour la ramener à la vie. Parce qu'il
    l'aime. Poignant. Parallèlement (par conséquent ?), dans la sphère, l'arbre meurt aussi avant d'atteindre le coeur de Shibalba. Tom veut mourir ("I'm gonna die"). Il n'y a plus d'espoir. A moins
    que...</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">"Finish it". Depuis le début de son voyage sidéral et mental, Tom entend une voix, celle d'Izzy,&nbsp;qui lui
    dit ces mots :&nbsp;"Finish it". Mais finir quoi ? <em>The Foutain</em>, bien entendu.&nbsp;Écrire ce&nbsp;12e chapitre qui pourrait, peut-être, inverser le destin. Ainsi, sous la plume de Tommy,
    le conquistador ne mourra pas : Tom viendra de façon incroyable parer <em>in extremis</em> le coup d'épée du prêtre maya. Et permettra à Tomas d'atteindre, enfin, l'arbre de vie. Il en boira la
    sève jusqu'à la lie. Mais cela ne fera pas revenir Izzy...</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><em><img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/the_fountain_5.jpg" class="CtreTexte"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">"Ne t'en
    fais pas. On y est presque..."</span></span></em></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Car&nbsp;comment pourrait-on faire renaître ce qui n'est plus ? En traversant les âges, peut-être. En allant
    récupérer dans le passé un élément qui matérialise à lui seul l'amour le plus pur. Dans le présent, Tommy a perdu son alliance au bloc-opératoire, entre deux interventions. Dans le roman (le
    passé ?), la reine Isabelle la Catholique a donné une bague à Tomas, accompagnant son geste de ces mots : "Together we will live forever". Au pied de l'arbre de vie, au XVIe siècle, Tom viendra
    ainsi prendre cette bague et la rapporter dans sa sphère. Une pluie incandescente dorée, de toute beauté, s'abat sur la sphère : c'est le signe que Shibalba est tout près. Et qu'elle va bientôt
    s'éteindre, à jamais. Tom, en position de lotus, sort de son "vaisseau", et fait face à Shibalba. Il va passer la bague à son annulaire gauche, entouré d'un tatouage circulaire
    noir...</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Un tatouage circulaire ? Automatiquement, une deuxième lecture du film (qui ne supplante&nbsp;cependant pas
    la thèse de l'univers mental)&nbsp;s'impose : Car peu après la mort d'Izzy,&nbsp;Tommy s'était tatoué&nbsp;une alliance à l'encre de Chine... sur son annulaire gauche. Par conséquent, il se
    pourrait bien que Tom existe... pour de vrai. Une hypothèse pas si folle que ça : Il pourrait bien être Tommy avec quelques siècles de plus (la phrase que Tom dit à Izzy : "Toutes ces années...
    Tu m'as fait traverser le temps" prendrait alors&nbsp;tout son sens). Un Tommy qui aurait trouvé le secret de l'immortalité (mais pas celui de la résurrection), et qui voyagerait seul dans le
    cosmos vers Shibalba, avec l'espoir fou (mais&nbsp;si beau) que la femme qu'il a toujours aimé ressucite.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Et instantanément, c'est l'éblouissement.&nbsp;Dans une séquence époustouflante de beauté, Shibalba explose,
    Tom est&nbsp;illuminé par l'éclat de lumière (les influences bouddhistes et chrétiennes ne sont jamais loin). L'arbre revit. Des fruits apparaissent... La lumière devient aveuglante. L'Amour a
    triomphé de la Mort. Un sentiment magnifié par le thème&nbsp;épique et planant de Clint Mansell, bien supérieur à&nbsp;l'inoubliable partition&nbsp;de&nbsp;<em>Requiem</em>, qui était déjà
    magistrale.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">La logique de la - bouleversante - dernière scène peut laisser perplexe : dans la réalité (la nôtre), Tommy
    plante un&nbsp;fruit de l'arbre de vie ressucité par Shibalba au pied de&nbsp;la tombe de Izzy :&nbsp;"Au revoir, Iz, Je l'ai fini. Tout va bien. Oui, tout va bien." Comment expliquer ce paradoxe
    temporel de façon rationnelle ? Peut-être que Tom a effectué un bond dans le temps pour confier ce fruit à Tommy, c'est-à-dire lui-même (le fruit, en grandissant, serait alors devenu cet arbre
    contenant l'âme de Izzy voyageant dans l'espace) ? La boucle serait ainsi bouclée... Ou peut-etre qu'on devrait s'en foutre, et se laisser porter par le lyrisme universel de Monsieur Aronofsky
    qui marque pour la vie.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong><em><img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/the_foutain_6.jpg" class="CtreTexte"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Shibalba
    meurt... et l'amour renaît...</span></span></em></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Parce que <em>The Fountain</em>, c'est&nbsp;avant tout&nbsp;une - triple - ode à l'amour aux correspondances
    poétiques multiples : la bague, donc, l'arbre de vie ou&nbsp;encore Shibalba (la salle du trône de la reine Isabelle la Catholique, éclairée par des milliers de bougies, à l'instar des luminaires
    du bloc-opératoire du docteur Creo, ressemblent à s'y méprendre à&nbsp;la nébuleuse). Des résonnances toujours transcendées par la mise en scène précise, sincère&nbsp;et généreuse
    d'Aronofsky,&nbsp;qui démontrent&nbsp;toute&nbsp;l'unité et la cohérence de son oeuvre.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Au fait : Cate Blanchett et&nbsp;Brad Pitt devaient à l'origine interpréter les deux rôles principaux
    (mais&nbsp;ce dernier&nbsp;a décliné l'offre pour <em>Troie</em> !). Avec un budget amputé de moitié, Hugh Jackman (qui confirme qu'il a l'étoffe d'un immense) et Rachel Weisz (qui&nbsp;n'a
    décidément rien à envier à aucune autre actrice)&nbsp;ont repris des rôles qui pourraient bien être ceux de leur vie. Au vu du résultat, d'une maestria confondante, on se dit qu'on n'y a
    pas&nbsp;perdu au change.&nbsp;Et qu'on&nbsp;a peut-être vu la plus belle histoire d'amour jamais&nbsp;filmée pour le&nbsp;cinéma, tout simplement.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Par-delà&nbsp;la lutte intestine entre l'Amour et la Mort, <em>The Fountain</em>, oeuvre d'une insolente
    densité thématique, interroge sur&nbsp;la Vie au sens le plus philosophique du terme, et confine par là à l'existentialisme le plus profond ;&nbsp;un absolu qu'avait déjà atteint LE
    maître&nbsp;Stanley Kubrick avec <em>2001, L'Odyssée de l'espace</em> (la filiation est presque explicite).&nbsp;La Mort, le Temps, l'Infini, l'Homme. Des concepts métaphysiques à propos desquels
    peu de personnes ont leur mot à dire. Darren Aronofsky, qui s'affirme comme le réalisateur le plus doué de sa génération, en a placé un, de mot. Et rejoint son illustre père spirituel au Panthéon
    des génies que la maladie, le temps et la mort n'oxyderont jamais.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>6/6</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Jan 2007 17:00:00 +0100</pubDate>        <guid >http://baptistepeyron.over-blog.com/article-5437448.html</guid>
                <category>Des films trop stylés (ou pas)</category>        <comments>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-5437448-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Casino Royale : Daniel Craig is the one]]></title>
        <link>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-4729530.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>B(l)ond aux yeux bleus</strong></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Pour voir le meilleur James Bond, il aura donc fallu attendre le vingt-et-unième épisode ? Ironie du
    sort,&nbsp;<em>Casino Royale</em>, écrit en 1953, est&nbsp;pourtant le premier roman de Ian Fleming mettant en scène le&nbsp;mythique agent secret. Certes, le roman avait déjà fait l'objet d'une
    adaptation cinématographique. On avait ainsi bien ri (ou pas) devant la version parodique de Val Guest (1961), avec Peter Sellers, David Niven et Woody Allen.&nbsp;Toutefois, le&nbsp;film de
    Martin Campbell (déjà réalisateur du très correct <em>Goldeneye</em> avec Pierce Brosnan) montre combien il était NÉCESSAIRE de passer aux choses sérieuses.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Être un agent secret. On en a tous rêvé. Pour briser des complots. Pour parcourir le monde. Pour le
    sauver,&nbsp;à&nbsp;sept seconde près. Mais au fond,&nbsp;on n'a jamais rêvé d'être James Bond. Parce que Bond&nbsp;est&nbsp;insensible (il n'a jamais pleuré la mort d'une James Bond
    girl),&nbsp;blasé (la cruauté des crapules qu'il affronte ne l'émeut même pas) et cynique (constamment en mode foutage de gueule, on ne sait jamais ce qu'il ressent vraiment). Dans <em>Casino
    Royale</em>, le nouveau,&nbsp;on fait connaissance avec&nbsp;un autre Bond, ou plutôt, ce qu'il était avant de devenir celui qu'on connaît. A&nbsp;de nombreux&nbsp;égards, donner le rôle à Daniel
    Craig était la plus brillante des idées.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">On a entendu beaucoup de bêtises et&nbsp;de préjugés&nbsp;quant&nbsp;au choix de&nbsp;ce dernier&nbsp;pour
    incarner James Bond. Trop musclé, trop blond, trop petit...&nbsp;Réflexe&nbsp;pathologique du fan incapable de s'émanciper du&nbsp;dogme ancestral : Brun, poilu et macho.&nbsp;Tout un programme
    !</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Daniel Craig est blond aux yeux bleus et presque imberbe. Et pourtant, seul un acteur de ce calibre pouvait
    apporter ce qui a toujours manqué à Bond : un supplément d'humanité.&nbsp;Un homme avec ses doutes et ses faiblesses - c'est&nbsp;ainsi qu'on imagine un agent secret à ses débuts -, sans qu'on
    puisse pour autant le qualifier de mauviette. Car de la virilité, Craig n'en manque pas (l'espion n'en a peut-être jamais eu autant). Il faut admirer à ce titre la scène d'ouverture : une
    poursuite musclée, ultra réaliste - un vrai pied de nez, en fait, à tous les James Bond qui lorgnaient un peu trop près de la science-fiction - et sans temps mort, qui s'achève par un flingage en
    règle dans une ambassade d'un pays d'Afrique. Qui a dit pas assez viril ?!</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong style="FONT-STYLE: italic"><img width="434" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/casino_royale_1.jpg" height="289" class="CtreTexte"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Daniel Craig&nbsp;est James Bond&nbsp;: permis de continuer</span></span></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Parallèlement (c'est fou comme c'est bien fait !),&nbsp;Le Chiffre (Mads Mikkelsen, un acteur danois encore
    inconnu du grand public), sorte de banquier privé du terrorisme international,&nbsp;est certainement&nbsp;le bad guy le plus charismatique depuis Trevelyan dans <em>Goldeneye</em> (tiens,
    tiens...), et sans&nbsp;doute le plus&nbsp;pervers depuis... depuis quand déjà ? Pour s'en convaincre, il suffit de se rapporter à&nbsp;la&nbsp;séance de torture, insoutenable et géniale, où Le
    Chiffre fait passer un sale quart d'heure aux parties intimes de notre espion préféré - c'est qu'on commence à s'attacher à lui.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Et dire que la scène la plus jouissive du film n'est même pas une scène d'action, mais bien une partie de
    poker monumentale au Casino Royale, donc, au Monténégro. La dernière occasion pour Le Chiffre de se renflouer après que Bond a fait échouer un de ses plans. Un duel au sommet - mis en scène avec
    brio - entre deux ennemis qui se rendent coup pour coup. Bond sera ainsi victime d'un empoisonnement et ne devra sa survie - sa résurrection ? - qu'à l'intervention de Vesper Lynd (sublime Eva
    Green), attachée au Trésor britannique, chargée de surveiller les mises et les relances astronomiques de l'agent secret.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong style="FONT-STYLE: italic"><img width="434" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/casino_royale_2.jpg" height="289" class="CtreTexte"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Vesper Lynd et James Bond. Chaud devant !</span></span></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Eva Green... la première James Bond girl dotée d'un cerveau, ET surtout d'un coeur. Le parfait complément de
    Daniel Craig, au fond. Oui, parce que la meilleure scène de <em>Casino Royale</em> - de tous les James Bond ? - est une scène d'amour - et pas une scène d'action - qui vaut à elle seule la vision
    du film, et qu'il faut prendre le temps de décrire&nbsp;: entre deux parties de poker, Bond tue deux bad guys, <em>in extremis</em>, grâce à l'aide de Vesper Lynd. La jeune femme a du sang sur
    les mains. Dans tous les sens du terme. Sous la douche, elle tente de se nettoyer. Mais qu'il est difficile de se purifier de l'intérieur... Alors Bond - ou plutôt Daniel Craig - la rejoint. Se
    déshabille-t-il ? Non. Il garde sa chemise. Une chemise qu'il venait juste de changer, après la sanglante bagarre. « J'ai du sang sur les mains », sanglotte-t-elle. Il la rassure. « J'ai froid. »
    Lui fait-il l'amour sous la douche ? Eh non.&nbsp;Il l'enlace tendrement&nbsp;puis, doucement, tourne le robinet d'eau chaude... En un magnifique plan-séquence, Martin Campbell a cassé un mythe.
    Pour notre plus grand bonheur.&nbsp;Et montre par la même occasion qu'il a définitivement pris de la bouteille depuis <em>Goldeneye</em>.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Qui aurait pu prédire que Bond allait un jour nous arracher une larme ? Qui aurait pu croire qu'un blond aux
    yeux bleus, imberbe de surcroît, allait reléguer Sean Connery au second&nbsp;rang - ça y est, c'est dit ! - du Panthéon des interprêtes de l'espion au service de sa Majesté ? James Bond a fini sa
    crise d'ado, et <em>Casino Royale</em>,&nbsp;première aventure de l'agent secret, est paradoxalement le film de la maturité.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">L'issue de <span style="font-style: italic;">Casino Royale</span> ne laisse que peu d'espoir quant à un
    épanouissement encore plus affirmé. On sent que Bond va glisser vers ce côté obscur dont on ne voulait déjà plus jamais entendre parler. Mais, au moins, pendant un instant, on aura donc vu ce
    qu'aurait pu&nbsp;(dû) être notre Bond. Parce que c'est ça aussi, le cinéma :&nbsp;Une émotion fugitive qui, peut-être,&nbsp;ne se reproduira jamais.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">C'est drôle, j'ai re-envie de devenir espion.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>5/6</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 28 Nov 2006 18:39:00 +0100</pubDate>        <guid >http://baptistepeyron.over-blog.com/article-4729530.html</guid>
                <category>Des films trop stylés (ou pas)</category>        <comments>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-4729530-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Concile de pierre : raté sur toute la ligne]]></title>
        <link>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-4613376.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>D'une pierre zéro coup</strong></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">(Attention <em>spoilers -</em> enfin, si l'on peut dire...)</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Trahison ! On nous a volé notre Guillaume Nicloux ! Comment expliquer ce désastre autrement que par le rapt
    du&nbsp;très bon&nbsp;réalisateur d'<span style="font-style: italic;">Une Affaire privée</span> avant les premières prises de vue ? Ou bien faut-il penser que les romans (déjà bof-bofs...) de
    Jean-Christophe Grangé sont tout simplement inadaptables, au vu des ratages que sont <em>L'Empire des loups</em> (Chris Nahon), et, dans une moindre mesure, des <em>Rivières pourpres</em>
    (Mathieu Kassovitz) ? Quoi qu'il en soit, le constat est sans appel : <em>Le Concile de pierre</em> est un navet à tout point de vue.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">L'histoire, d'abord : Laura Spirien (Monica Bellucci) mène une vie&nbsp;tranquille à Paris avec son fils
    Liu-San, enfant adopté en Sibérie. Quelques jours avant son septième anniversaire, une marque circulaire apparaît sur son coeur. Laura fait des cauchemars étranges toutes les nuits,&nbsp;tandis
    que&nbsp;d'obscurs individus semblent manifester un intérêt de plus en plus marqué pour le gamin.&nbsp;Qui est vraiment Liu-San ? Pourquoi tant de convoitises ?&nbsp;Quel terrible secret cache
    cette marque sur son coeur ?&nbsp;Qu'est-ce qu'on fait encore dans la salle&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Horreur ! Cinq minutes seulement se sont écoulées, et on&nbsp;réalise avec effroi&nbsp;que le film a déjà
    passé en revue tous les poncifs du thriller ésotérique : une scène d'ouverture morbide, dans une région hostile, avec des bad guys encagoulés ; une marque mystérieuse, donc, qui grossit de jour
    en jour ; un entourage&nbsp;un peu trop&nbsp;sympa pour qu'on ne se dise pas qu'il y a forcément anguille sous roche...</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong style="FONT-STYLE: italic"><img width="434" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/monica.jpg" height="289" class="CtreTexte"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Cours, Laura, cours !</span></span></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Et dire qu'à ce stade, on n'a encore rien vu... A chaque nouvelle scène, et ce, malgré la simplicité
    paroxystique de l'intrigue, on&nbsp;éprouve la désagréable impression de voir un autre film, tant&nbsp;la cohérence esthétique fait défaut. (Eh oh ? Y'a quelqu'un à la table de montage ?) La
    psychologie des personnages a visiblement été traitée par-dessus la jambe : c'est même tellement mal foutu qu'on ne sait même plus, à la fin du film, qui est l'allié de&nbsp;Laura et qui ne l'est
    pas. Tout simplement scandaleux !&nbsp;On&nbsp;a fait toute une montagne du&nbsp;soi-disant rôle à contre-emploi&nbsp;de Monica, mais rien à faire, le port du flingue ne lui va pas. Dans le
    registre de la femme qui se défonce pour sauver son gosse, n'est pas Jodie Foster qui veut !</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Le pire demeurant les effets horrifiques, qu'on déclinera en deux catégorie :
    "plus-crispant-tu-meurs",&nbsp;magnifiquement matérialisée par&nbsp;l'apparition&nbsp;redondante&nbsp;de cet aigle au cri&nbsp;fâcheusement strident qui m'a pété les tympans.&nbsp;Et
    "plus-bidon-tu-crèves&nbsp;: pourquoi&nbsp;un ours numérique ridicule, alors qu'un vrai - ça tombe sous le sens ! -&nbsp;aurait été plus réaliste, donc plus effrayant ?&nbsp;Mais, à
    l'image&nbsp;d'un film&nbsp;qui transpire la fainéantise, l'équipe a&nbsp;peut-être pensé qu'on pouvait se passer des services d'un dresseur.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Au final, on a quoi ? Un film baragouiné, brouillon et&nbsp;bâclé, avec&nbsp;comme point d'orgue&nbsp;une
    dernière partie en Mongolie, à la limite du ridicule,&nbsp;au cours de laquelle on découvre (ô, surprise !) que TOUS les proches de Laura, sans exception, étaient effectivement dans le coup !
    Fallait oser... Gageons qu'il ne s'agit que d'un incident de parcours pour le réalisateur, qui aura bientôt l'occasion&nbsp;de se rattraper avec <em>La Clé</em>, troisième volet de sa trilogie
    initiée&nbsp;par <em>Une Affaire privée</em> et <em>Cette Femme-là</em>.&nbsp;A la bonne heure :&nbsp;Nicloux est assurément plus à l'aise avec les projets&nbsp;persos qu'avec les films - miteux
    - de commande.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>0/6</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 20 Nov 2006 13:13:00 +0100</pubDate>        <guid >http://baptistepeyron.over-blog.com/article-4613376.html</guid>
                <category>Des films trop stylés (ou pas)</category>        <comments>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-4613376-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Retour sur un chef d'oeuvre : La Colline a des yeux]]></title>
        <link>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-4499038.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Le génie a son dieu</strong></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Alexandre Aja. Souvenez-vous de ce nom, car il faudra désormais compter avec lui. C'est le génial réalisateur
    de <em>La Colline a des yeux</em>, remake du film éponyme de Wes Craven datant de 1977, sorti l'été dernier sur nos écrans français (la France : vous savez, ce pays où les films sont distribués
    en dernier dans le monde entier). Un "film de genre" génial (c'est comme ça qu'on appelle les films d'horreur, y paraît, pour faire plus classe), réalisé par un&nbsp;mec bien de chez nous.
    Pourtant, à regarder&nbsp;le&nbsp;casting de près (Aaron Stanford, Kathleen Quinlan, Emilie de Ravin - la&nbsp;nana&nbsp;insupportable de <em>Lost</em> - ça sonne pas très français
    ça,&nbsp;monsieur !), on semble avoir affaire à un film ricain 100 % pur jus. Mais attendez un peu. Pour ceux qui s'en souviennent, Aja avait déjà démontré toute l'étendue de son talent en 2003,
    sur le sol français,&nbsp;avec <em>Haute Tension</em>, un film bien flippant avec la pas encore bankable Cécile de France.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Et puis Aja a suivi la meute de réalisateurs français&nbsp;défilant à Hollywood,&nbsp;à la recherche de
    producteurs un peu plus renfloués que leurs homologues français.&nbsp;Avec une réussite diverse. Pitof, le metteur en scène (ha ha !) du navetissime <em>Vidocq</em> (ho ho !), a récidivé avec le
    cataclysmique <em>Catwoman</em>, un bide à tout point de vue, tant artistique qu'économique. En voilà un pour qui le rêve américain s'est transformé en bourbier (note : donner le rôle-titre à
    Halle Berry, c'est ce qui s'appelle manquer singulièrement de flair). Semi-échec pour le tout juste regardable&nbsp;<em>Gothika</em> de Mathieu Kassovitz (toujours avec Halle Berry, porte-malheur
    préféré de nos chers expatriés). On se demande encore ce qu'est devenu l'auteur de <em>La Haîne</em>.&nbsp;Bref, Aja, lui, a transformé l'essai. Et de quelle manière !</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Ce n'était pourtant pas&nbsp;gagné d'avance. Aja est en effet le fils d'Alexandre Arcady, le boulet
    responsable du <em>Grand Pardon I et II</em> - j'en ris encore ! -, sorte de remake&nbsp;raté du <em>Parrain</em>. Heureusement pour lui (et surtout pour nous), la nullité, à l'instar du génie,
    n'est pas une faculté héréditaire. Arcady filme avec ses pieds, Aja avec sa tête et ses mains. Sorry, daddy !</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Voilà le&nbsp;topo : en route pour la Californie, une famille d'Américains vraiment moyens (les deux parents,
    les trois enfants, le jeune époux coincé de l'aînée, le bébé de ces derniers, sans oublier les deux chiens) tombe en rade dans le désert sous un soleil de plomb. Une bande de mutants
    sanguinaires, largement affectés par les radiations des essais nucléaires US des années cinquante (élément absent du film original),&nbsp;profite de l'incident pour enlever le bébé et massacrer
    les membres de la famille Carter un à un.</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong style="FONT-STYLE: italic"><img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/pluto.jpg" class="CtreTexte"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;">Le mutant Pluto, moins&nbsp;cool que son homologue canin</span></span></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Jusqu'ici, ça a l'air très basique. Sauf qu'il y&nbsp;a Aja à la barre. Et ça fait toute la
    différence.&nbsp;S'inscrivant dans&nbsp;la tendance hollywoodienne consistant à reprendre des films d'épouvante emblématiques des seventies (<em>Massacre à la tronçonneuse</em>,
    <em>Amityville</em>), le jeune réalisateur montre&nbsp;toutefois qu'on peut s'expatrier aux Etats-Unis et conserver 100 % de son intégrité artistique. On notera déjà que le film a été tourné dans
    le désert marocain, loin, très loin du carcan hollywoodien et des ses contraintes. Et le résultat s'en ressent. D'une violence&nbsp;inouie (l'attaque du van par les mutants est quasi
    insoutenable) le film se caractérise par une structure parfaite : le premier assaut survient tard, mais est si bien amené qu'on n'a même pas eu le temps de s'ennuyer. Juste
    d'angoisser.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Après seulement deux films, Aja montre qu'il en connaît un bon bout sur la direction d'acteurs. La perf
    d'Aaron Stanford (qui campe le gendre), qu'on croirait tout droit issu du <em>Braindead</em> de Peter Jackson, est sans doute pour beaucoup dans la réussite du film. D'abord dépassé par les
    événements, Doug se mue ensuite en véritable chasseur de mutant dévoré par la haîne pour sauver son bébé des griffes de ses ravisseurs. Ce bon vieux Doug - déjà culte - s'en prend tellement plein
    la gueule et souffre tellement qu'on ne peut pas s'empêcher de s'identifier à lui. Son bébé, c'est aussi le nôtre. Ses larmes (snif !), ce sont aussi les nôtres, bordel ! Alors forcément, lorsque
    je défonce... euh... lorsque Doug défonce&nbsp;son premier mutant, c'est tout le prisme de nos émotions accumulées (haîne, dégoût, tristesse, vengeance), qui&nbsp;éclate d'un seul coup : "Yeah,
    vas-y, explose-le !" C'est véridique :&nbsp;tous les mecs dans la salle de ciné ont gueulé et applaudi à ce moment précis... Pas touche à notre enfant, hé !</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong style="FONT-STYLE: italic"><img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/13/la_colline_a_des_yeux.jpg" height="333" class="CtreTexte"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Aaron Stanford,&nbsp; Lionel Cosgrove ("Braindead"), même combat</span></span></strong>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Et là c'est l'escalade : du gore, du gore et encore du gore, mais jamais gratuit. La tension est telle - car
    pendant ce temps, les autres survivants de la caravane se défendent comme ils peuvent - qu'on oublie qu'on est allé voir un film d'horreur. C'est un véritable drame humain qui se joue sous nos
    yeux. La moitié de leur famille a été décimée, mais les survivants DOIVENT trouver assez de force en eux pour sauver le peu de choses qu'il leur reste.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Mais ce n'est pas fini. Car <em>La Colline</em> serait juste un bon film s'il ne faisait que remuer nos sens.
    Or, Aja se paie le luxe d'insérer dans son oeuvre une critique vraiment bien sentie - c'est assez rare - de la patrie de&nbsp;l'Oncle Sam - et plus encore. Certes, la dramaturgie du film nous
    pousse naturellement à choisir notre camp : pas d'ambiguïté, on est tous avec toi, Doug, et on attend de pied ferme que tu liquides tous les mutants. Mais on ne peut pas s'empêcher de penser que
    les mutants, avant d'être des bourreaux, ont été des victimes qui ont vécu dans la souffrance jusqu'ici. Démembrés, défigurés, déformés à vie par les radiations des essais nucléaires dont les
    effets se font sentir jusqu'à leur descendance (la petite-fille du chef des mutants conserve encore des stigmates de "l'incident"), on&nbsp;réalise&nbsp;qu'il y a encore plus monstrueux
    qu'eux.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Le vrai monstre, c'est l'Amérique, voire l'homme tout court. Le créateur fou de l'arme atomique qui, même en
    temps de paix, se permet de multiplier des essais nucléaires dans des lieux qu'il n'avait pas encore souillés. Ce n'est pas par hasard que Doug tue&nbsp;un mutant avec&nbsp;la hampe
    d'un&nbsp;drapeau américain. Ce n'est pas par hasard non plus que le chef des mutants - le plus difforme - entonne ironiquement le <em>Star Spangled Banner</em>. En arrière-plan, il y a Hiroshima
    et Nagasaki - et qui sait, peut-être l'Iran ?&nbsp;Mais aussi Tchernobyl (les créateurs des effets spéciaux se sont inspirés de clichés de victimes de la catastrophe), un exemple qui montre que
    l'homme n'a même plus besoin de faire exprès&nbsp;de se foutre en l'air. Cela viendra tout seul.</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Aja savait donc parfaitement ce qu'il faisait en partant aux States. Il s'est servi des dollars mis à sa
    disposition pour signer un brûlot anti-occidental - sans tomber dans l'anti-occidentalisme - qui renvoie dos à dos les producteurs et les dirigeants inconscients du "Western World". Un film
    d'auteur grand public réussi, c'est la définition d'un chef d'oeuvre, non ?&nbsp;CQFF (Ce qu'il fallait faire).</span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>5/6</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 11 Nov 2006 01:14:00 +0100</pubDate>        <guid >http://baptistepeyron.over-blog.com/article-4499038.html</guid>
                <category>Des films trop stylés (ou pas)</category>        <comments>http://baptistepeyron.over-blog.com/article-4499038-6.html#c</comments>                    </item>
  
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