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Le blog du cinéma sans langue de bois...

Vendredi 10 novembre 2006

 Affaire non classée
Classée catégorie 1 (*)

On recherche un petit d’homme brun, 1m68, beau, intelligent, drôle, subtil, raffiné et surtout très modeste. On raconte qu’il déteste parler de lui.
L’expression qu’il détesterait : « Alors, ça va les chevilles ? »
L’expression qu’il adorerait : « L’Etat, c’est moi ! »
Lieux fréquentés : l'UGC Ciné-Cité Bercy (pour le cinéma), le 5e arrondissement (pour les potes), les boîtes de nuit, les apparts (pour les soirées), les lieux interdits au public (pour faire des films entre potes dans des décors inédits !).
Signe particulier : difficile à dire. Les rares personnes à l’avoir côtoyé de près ont mystérieusement disparu de la surface de la Terre. On le soupçonne en effet d’avoir joué un rôle important dans la vague d’enlèvements extraterrestres qui a eu lieu dans les années 50 aux Etats-Unis. Toutefois, une enquête approfondie a permis de déterminer la date précise de sa naissance : le 5 mai 1983, à Paris.
Autre signe particulier : il ne faut pas croire tout ce qu’il raconte.
Le dossier révèle cependant quelques détails sur lui.
On dit que c’est ça, Baptiste : un mec qui aime raconter des histoires (des vraies !). C’est pour ça qu’il veut être journaliste (des histoires, les journalistes en racontent presque tous les jours, eh !). Raconter sa vie, mais à travers celle des autres. Parce qu’on est à la fois tous les mêmes et tous différents (oh la la ! le naïf, eh !).
Oui, c’est vrai, Baptiste, c’est un peu un naïf. À 250 % même. Un mec qui rêve tout le temps (« lunaire », c’est ce qu’il y avait toujours marqué sur ses bulletins de notes à l’école primaire, lit-on dans les archives). Un Rêveur fini. Mais le rêve, y'a que ça qui le fait avancer.
Il fait plein de courts-métrages avec ses copains. Parce qu’il a besoin de s’évader de ce monde, pour être quelqu’un d’autre pendant quelques instants. Quelque part, ça lui permet de mieux savourer le monde réel (attention : il déteste la trilogie Matrix).
Autre signe particulier, celui-ci bien avéré à ce qu’on dit : il adore la vie. Parler des filles avec les mecs. Parler des mecs avec les filles. Il a grave kiffé toutes ses études (et ça continue). Son existence est blindée de super souvenirs.
Un jour, un type s’étant échappé d’un ovni a retenu une phrase de Baptiste, qui lançait à un commandant de flotte extraterrestre : « Tu vois Protzoglub, la seule chose qui soit plus belle qu’un coucher de soleil ou qu’une partie de Mario Kart avec des potes, c’est le sourire d’une femme. »
L’anecdote est bidon. La citation, elle, vient du cœur.

(*) De la plus haute importance

Par Baptiste - Publié dans : La vie du geblo
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